Notre philosophie

« Le monde est un livre dont chaque pas nous ouvre une page » (Alphonse de Lamartine)
Le livre imprimé : faut-il tourner la page ?
Nostalgiques du passé, amoureux du papier, le livre traditionnel n’est pas mort. Il aura toujours la noble valeur des grands ouvrages, ceux de la Pléiade, ces belles collections, ces livres d’art aux reliures dorées et aux parfums surannés. Mais aujourd’hui, puisqu’il faut s’y faire, le papier coûte cher et la machine globale de l’édition est un secteur à la santé plus que fragile.
Le livre numérique ne se substitue pas au papier, il vient s’ajouter ! Les grandes maisons d’édition traditionnelles françaises et étrangères- se voient voler la vedette par toute une kyrielle de petits concurrents innovants qui viennent les importuner sur le secteur du numérique. Le marché du livre est dopé ; la production littéraire conjuguée à l’immense innovation technologique se prépare un avenir prospère et florissant.
Au profit du livre numérique ?
Ce n’est pas la première fois que l’histoire connaît une modification des supports de lecture. On est passé du rouleau de papyrus (le volumen) à la forme codex (un livre fait de cahiers superposés). Ce changement de forme a accompagné un changement des usages et des pratiques culturelles. Le passage du support papier au numérique s’inscrit dans la même dynamique. Il correspond à une évolution technologique et culturelle inévitable. Ce n’est pas le livre qui invente le numérique, ce sont toutes les pratiques culturelles liées à l’outil informatique, à internet et aux technologies mobiles qui obligent le livre à évoluer1 .
L’ebook aujourd’hui, c’est la possibilité d’enrichir sa lecture de mille et une façons : la possibilité d’inclure des images, de les agrandir et de zoomer dedans, d’écouter des sons, de cliquer sur des liens qui renvoient à des vidéos, de faire des recherches par mots-clôs. Bref, les champs d’exploration de l’ebook sont immenses !
Des chiffres ?
Etats-Unis et Royaume-Uni : les pionniers
Tandis que dans les pays britanniques la vente des livres numériques représente un revenu de 84 millions de dollars, aux Etats-Unis, le marché est estimé à 25% du total des ventes de livres.
En 2012, le marché du livre numérique mondial représente 859 milliards de dollars, très largement en hausse par rapport à l’estimation initiale de 567 milliards de dollars qui avait été faite l’année dernière.
Et en France ?
Nos auteurs chéris, ceux qui ont fait la renommée de notre chère France culturelle et littéraire, des siècles des Lumières aux nouveaux romanciers de Robbe-Grillet en passant par les romantiques de Lamartine, ont fait du livre papier notre exception culturelle française et un objet de valeur à la fois distingué et précieux.
Néanmoins, en France, 1 français sur 5 a déjà lu un livre numérique !
Les ventes de tablettes connaissent une réelle accélération avec 3 millions de foyers équipés en décembre 2012, plus d’un tiers de plus que 6 mois auparavant. Le nombre de lecteurs montant d’un palier à chaque fois que le public achète des machines.
1 Héléne Védrine, Maître de conférences et de littérature française et responsable du Master « Métiers de l’édition » à l’Université de Paris-Sorbonne.
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